L'actualité du S.A.V.S.

GEM  LOGIS (Groupe d’Entraide Mutuelle) / 171 RUE Vercingétorix 75014 Paris 

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Ce compte-rendu a été effectué avec des usagers du SAVS suite à une rencontre avec le GEM LOGIS le jeudi 19 juillet 2018.

Public accueilli :

Personnes traumatisées crâniennes et cérébro-lésées /30 adhérents payant une  cotisation de  25€ par an + participation aux sorties en fonction de leur cout.

Ouverture du lieu :

Fermé le dimanche et le lundi mais ouvert le samedi.

  • Samedi de 14h00 à 18h00 pour les sorties qui sont ouvertes également aux proches aidants
  • Mardi de 15 à 19 h00
  • Mercredi de 11h à 19h
  • Vendredi de 12h45 à 19h
  • Jeudi de 15 à 19 h00

Objectifs :

Espace de convivialité et de partage d’activités et d’expériences  visant à faciliter le lien social (cf. plaquette). Chacun, une fois inscrit au GEM, peut s’y rendre à sa convenance.

Pas de projet d’accompagnement mais un règlement intérieur qui fixe des règles de vie collective.

Intervenants :

 2 animatrices qui se relaient sauf  le vendredi et parfois le samedi  où elles sont présentes toutes les 2 + intervention de bénévoles ayant des compétences variées.

Type d’activités proposées :

Les activités sont des prétextes à la rencontre et un moyen d’améliorer son réseau amical ; ça n’est pas un lieu d’apprentissage en soi.

  • Cuisine 
  • Chant
  • Anglais, Espagnol
  • Dessin / Peinture
  • Journal  « Mots en tête » reprographié par un ESAT ; parution trimestrielle
  • Danse
  • Manucure
  • Relaxation-bien être

Séjour en France voire à l’étranger une fois par an (financement des participants, du GEM + une cagnotte en ligne + dons éventuels….).

 

Rappel des objectifs du Comité Vie sociale : pour les nouveaux arrivants notamment, il est rappelé que cette instance d’expression, prévue  dans le cadre des droits des usagers (loi 2002-2), vise à associer les usagers à la vie du service. Ces temps d’échanges permettent de partager des informations et de débattre de nouvelles propositions à l’initiative des usagers ou des professionnels du SAVS. Certains bénéficiaires font référence d’ailleurs à «un lieu participatif » qui permet à chacun de « faire part de ses remarques sur le fonctionnement général et collectif».
Thématiques abordées :
  • Présentation de 2 axes contractualisés avec la DASES (Département de Paris) dans le cadre du Contrat Pluriannuel d'Objectifs et de Moyens :
  • Mise en place de groupes favorisant l'inscription sociale dans l'environnement de proximité des usagers du SAVS (accompagnement physique vers ces lieux avec 2 professionnelles du SAVS)
  • Recrutement d'une conseillère en insertion professionnelle renforçant le souhait d'accès à l'emploi de certains usagers (projet de suivi individuel et en groupe)
  • Rappel des projets envisagés (Education Thérapeutique Patients, groupe relaxation / bien-être corporel, Journée Porte ouverte pour les 10 ans du SAVS.....) 
  • Relecture du journal du SAVS : demande des usagers à être davantage associés à la reformulation lorsque la question se pose.

39 des 45 usagers pressentis ont accepté de répondre au questionnaire de satisfaction (usagers dont l’accompagnement était effectif depuis au moins un mois ou usagers pour lesquels l’accompagnement venait de prendre fin).

A noter que le questionnaire a été rempli de façon anonyme, sur la base de données déclaratives, et que 2 séances collectives lui ont été consacrées (le 01/06/2017 et le 07/06/2017) avec le soutien des cadres du pôle médico-social pour plus d’impartialité.

 

  1. Depuis combien de temps êtes-vous accompagné au SAVS ?

«Comment vous sentez-vous actuellement par rapport au jour de votre arrivée ? » 

Sur les 10 usagers qui indiquent être accompagnés au SAVS depuis moins d’un an :

  • 6 estiment aller mieux ; ils emploient les termes suivants : « très bien », « bien », « plutôt satisfaite et à l’aise durant les séances »,« particulièrement intégré aux groupes auxquels je participe », « mieux », « mieux mais toujours déprimé ».

  • 2 nuancent leurs appréciations en ayant recours au qualificatif « mitigé » ou encore « pareil mais ça ne fait que 4 mois et de nombreux problèmes administratifs ont déjà été résolus ».

  • Un bénéficiaire écrit qu’il se sent « très mal » mais dans la mesure où il a rempli le questionnaire de son côté (retour par courrier), on peut se demander s’il a bien saisi que la question induisait un comparatif entre le moment de son arrivée au SAVS et le jour de passation du questionnaire.

  • Enfin un usager n’a rien répondu. 

 

Sur les 16 usagers qui mentionnent être accompagnés au SAVS entre 1 et 5 ans :

  • 12 font des commentaires nettement positifs comme suit : « très bien, le SAVS m’a apporté beaucoup », « très bien, je suis aidée et soutenue psychologiquement par ma référente et j’obtiens une réponse à toutes mes questions »,« beaucoup mieux »,« bien mieux », « mieux avec un gain en terme relationnel », « bien, je ressens de l’amélioration », « bien, je me sens moins anxieuse et bien entourée et soutenue », « bien depuis que j’ai pu parler avec la psychologue », « plus à l’aise », « plus de confiance en moi », « plus autonome », « intégrée dans un service que je connais bien ».

  • 2 sont plus mesurés dans leurs propos en marquant « moyen bien » et « mieux quand même ».

  • Les 2 autres usagers déclarent seulement qu’ils se sentent « un peu mieux ».

 

Sur les13 usagers qui spécifient être accompagnés au SAVS depuis plus de 5 ans :

  • 10 soulignent leur mieux-être en déclarant : « je me sens très bien » (2), « je sens réellement que je vais mieux » (2), « j’ai le sentiment d’avoir évoluer en mieux », « mieux car j’ai pu découvrir des personnes  alors que je suis timide », « mieux qu’auparavant et en progression vu la diminution des malaises », « en progrès », « je me sens plus serein par rapport aux différentes démarches administratives auxquelles je dois faire face », « j’ai complètement changé, je prends des décisions, je règle les papiers seul et suis complètement autonome ».

  • 3 font référence à la notion de parcours non linéaire en précisant : « je traverse actuellement une période compliquée et l’accompagnement individuel m’aide beaucoup » ou encore « cela dépend des périodes », « en ce moment je vais mal ».

 

  • 60 % des usagers accompagnés estiment aller mieux globalement

 

 

  1. « Etes-vous satisfait de votre accompagnement individuel ? » 

Si non quelles améliorations proposez-vous ?

Si 37 usagers se déclarent satisfaits de leur accompagnement individuel, un bénéficiaire s’est prononcé négativement en recommandant de : « faire attention à l’humour avec les usagers » tandis qu’un autre n’ayant coché ni oui ni non, a rajouté le qualificatif « mitigé » en relatant des difficultés relationnelles avec sa référente socio-éducative qui le portait à vouloir « changer de partenaire ».

 

  • 75 % des usagers font référence à leur accompagnement en termes positifs.

 

  1. « Selon vous, êtes-vous suffisamment associé à votre projet d’accompagnement personnalisé ? » 

Si non, comment le SAVS pourrait-il y remédier ?

A noter que tous les bénéficiaires du SAVS ont répondu par l’affirmatif à cette question sans émettre aucune réserve.

 

  • 100 % d’usagers considèrent qu’ils sont suffisamment associés à leur projet d’accompagnement.

 

  1. « Vos proches ont-ils déjà été reçus au SAVS ? » 

Si oui, trouvez-vous que ces rencontres ont amélioré votre situation ?

Si non, trouveriez-vous interessant qu’ils soient sollicités ponctuellement ?

 

Sur les 20 usagers qui stipulent que leurs proches ont été reçus au SAVS :

  • 15 estiment que leur situation s’en est trouvé améliorée.

  • 4 ne perçoivent, à priori, pas d’avancée

  • Un autre ne se prononce pas .

 

Sur les 19 usagers qui indiquent qu’aucun de leurs proches n’a été reçu au SAVS :

  • 5 aimeraient que ce soit le cas dans l’avenir (l’un d’eux pointe même le caractère « utile » de la démarche).

  • 14 autres n’y tiennent manifestement pas (l’un d’entre eux précise que « sa famille n’est pas ici » tandis qu’un autre affirme qu’il ne le veut pas et qu’un troisième déclare qu’il ne le souhaite pas « pour l’instant ».

  • 75 % des usagers dont les proches ont été reçus au SAVS pensent que leur situation s’en est trouvé améliorée.

 

 

  1. « Participez-vous ou avez-vous déjà participé à un groupe du SAVS ? » 

« Si oui, lesquels ? » ; « Si non, pourquoi ? »

« Etes-vous satisfait des propositions de groupes du SAVS ? » ; « Si non, indiquez vos suggestions ? »

 

Sur les 31 usagers qui certifient participer ou avoir participer à un type d’intervention collective [groupe sorties-photos (16), l’atelier journal (14), l’atelier écriture et création théâtrale (12), l’atelier court-métrage (7), la thérapie de groupe (7), le groupe revue de presse (2), le groupe ponctuel d’information sur la conduite automobile (I) et également le Comité de Vie Sociale (I)] :

  • 25 ne formulent aucun conseil en vue d’une amélioration.

  • 2 remettent en cause la question de l’organisation (« batteries des appareils photo non rechargées » lors d’une sortie et déroulement de « 2 groupes sur une même journée »).

  • 2 émettent le souhait d’un changement d’horaires (atelier journal « trop tôt le matin » et « préférence pour les groupes se déroulant l’après-midi »).

  • 2 font des suggestions concrètes (demande de « sorties hors de Paris intra-muros » et de la « mise en place d’un groupe de poterie »).

 

Sur les 8 usagers qui affirment ne jamais avoir participé à un de ces groupes, les raisons évoquées sont d’ordre personnel et ne débouchent logiquement sur aucune proposition d’amélioration :

  • 2 avouent ne pas être intéressés par cette modalité d’accompagnement (l’un des 2 reconnait néanmoins que « ça peut présenter de l’intérêt pour d’autres personnes »).

  • 2 soulignent qu’ils ne peuvent pas y participer compte tenu pour l’un de l’éloignement de son domicile et pour l’autre de ses horaires de travail.

  • Un usager déclare qu’ « il n’a ni le temps ni l’envie » d’en intégrer un.

  • Le dernier constate que « cela fait trop peu de temps qu’il vient au SAVS ».

  • 80 % des usagers participant aux groupes proposé au SAVS se déclarent satisfaits

 

  1. « Avez-vous suffisamment d’espace d’expression collective (Comité de vie Sociale et bilans de groupe) ? »

 

Si 27 usagers disent bénéficier de suffisamment d’espace d’expression collective, 9 affirment le contraire tandis que 3 n’ont coché ni oui ni non (en précisant « ne pas y participer », « ne pas pouvoir s’y rendre pour l’instant en raison de son état de santé » ou encore « ne pas savoir qu’ils existent »).

 

  • 70 % des usagers ont le sentiment de disposer de suffisamment d’espace d’expression collective.

 

  1. « Participez-vous à la vie de quartier et notamment à des activités de loisir ? »

« Si non, trouveriez-vous interessant d’être accompagné dans cette démarche ? »

 

Sur les 29 usagers qui mentionnent ne pas être inscrit dans une vie de quartier ou à des activités de loisirs :

  • 16 ne voient pas l’intérêt d’être accompagnés dans cette démarche (même si paradoxalement l’un d’entre eux ajoute que « les gens sont très renfermés….. et qu’il se trouve isolé du centre-ville ») ; un bénéficiaire explique qu’il « pense pouvoir le faire seul » tandis qu’un autre nuance son refus en pointant qu’il « ne sait pas trop ».

  • 13 sont disposés à bénéficier d’une aide en ce sens(notamment pour « faire du sport » précise l’un d’eux) alors qu’un autre nuance toutefois sa déclaration en spécifiant « pas maintenant mais bientôt ».

 

Sur les 10 usagers qui mentionnent pratiquer une activité en dehors du SAVS :

  • 3 aimeraient,néanmoins, être soutenus pour trouver d’autres activités

  • 2 se font épaulés par leur référente socio-éducative  en indiquant pour l’un « avoir déjà été accompagné en ce sens» et pour l’autre « la démarche est en cours ».

  • 55 % des usagers qui ne sont pas inscrits à une vie de quartier ou à des activités de loisir ne souhaitent pas pour autant être accompagnés dans ce sens.

  1. « Etes-vous suivis par plusieurs médecins ? » 

« Si oui, planifiez-vous régulièrement vos RDV de prévention ? » ; « Si non, pourquoi ? »

« Ressentez-vous l’intérêt que soit renforcé le lien avec vos partenaires médicaux ? »

Si 34 bénéficiaires déclarent être pris en charge par plusieurs médecins, 5 usagers disent ne pas avoir de suivi médical avec plusieurs médecins (à noter que l’un d’entre eux « vient d’arriver sur Paris et doit en changer »).

29 affirment planifier régulièrement leurs RV médicaux de prévention (l’un d’eux précise d’ailleurs que « ses parents lui rappellent son RV semestriel avec son neurologue ») alors que les 5 autres reconnaissent ne « pas y penser » sauf « en cas de crise ».

25 usagers n’éprouvent pas le besoin d’un renforcement partenarial avec les médecins (l’un d’eux estime que « le lien est déjà bien établi »), 13 y sont favorables et un autre « ne sait pas ».

 

  • 75 % des usagers ne planifient pas leurs RV médicaux

 

  1. « Souhaiteriez-vous être soutenu au quotidien dans la gestion de votre santé ? »

« Si oui, comment ? » :

  • Mise en place de bilans réguliers

  • Accompagnements aux RV médicaux

  • Information et explication des problèmes médicaux et des traitements (Education à la santé)

  • Visites A Domicile

 

24 usagers ne ressentent pas la nécessité d’être soutenu davantage dans la gestion de leur santé (« le soutien de sa famille et de son amie est suffisant » pour l’un d’entre eux et pour un autre « ce n’est pas le moment puisqu’il habite chez ses parents »).

 

Sur les 15 bénéficiaires en demande d’un accompagnement dans le champ de la santé, 8 ont des attentes en matière d’éducation à la santé (à condition précise l’un d’eux qu’elle soit assurée par « une personne spécialisée »), 5 souhaitent être épaulés dans la mise en place de bilans réguliers, 4 aimeraient être accompagnés dans leurs RV médicaux (afin pour l’un d’entre eux de « mieux comprendre des questions techniques » et pour un autre de « mieux faire entendre son point de vue à son neurologue ») et enfin 2 retiennent le cadre des Visites A Domicile.

 

  • Si 61 % des usagers ne ressentent pas la nécessité d’être soutenu davantage dans la gestion de leur santé, 53 % de ceux qui le souhaitent expriment des attentes en matière d’éducation thérapeutique.

 

  1. « Vous sentez-vous parfois déprimé ? »

« Etes-vous suivi en individuel ou en groupe par la psychologue du service ? »

« Si non, aimeriez-vous l’être ? »

 

Sur les 26 usagers qui se déclarent déprimés [l’un d’entre eux recourt au qualificatif « triste » tandis qu’un autre emploie le terme « mélancolique » et qu’un autre fait référence à « sa séparation d’avec ses enfants » ; 2 autres précisent toutefois que « ca dépend des jours »] :

  • 12 mentionnent un suivi individuel ou collectif dans le cadre de la thérapie de groupe avec la psychologue du SAVS.

  • Sur les 14 autres, 9 ne souhaitent pas en bénéficier : 2 font référence à des expériences passées insatisfaisantes alors qu’un autre précise « en consulter en ville et par conséquent ne pas en avoir besoin ». Les 5 autres indiquent le souhaiter : l’un d’entre eux déplore ne pas pouvoir en bénéficier par manque « d’horaire libre » et recommande d’ailleurs l’embauche de la psychologue à temps plein tandis qu’un autre l’envisage « plus tard ».

 

Sur les 13 bénéficiaires qui indiquent ne pas être déprimés, 7 d’entre eux sont suivis par cette professionnelle ou l’ont été précédemment. A noter d’ailleurs que l’un d’eux souligne spontanément «ne pas l’être grâce à la psychologue du service ». 2 des 6 usagers restants, bien que ne se déclarant pas déprimés, aimeraient bénéficier d’un suivi de sa part.

  • 46 % des usagers se trouvant déprimés sont suivis par la psychologue du SAVS ; 53 % ne s’estimant pas ou plus l’être font l’objet d’une prise en charge de sa part.

 

  1. « Avez-vous rencontré la neuropsychologue du service ? »

« Si oui, les bilans réalisés avec la neuropsychologue vous apportent-ils un éclairage intéressant sur vos limitations et potentialités ?

 

Sur les 28 usagers qui stipulent avoir rencontré la neuropsychologue du service, 20 estiment que les bilans réalisés leur ont apporté un éclairage intéressant sur leurs limitations et potentialités. 3 estiment néanmoins ne pas en avoir tiré profit ou « pas assez » tandis que 4 signalent ne pas se souvenir des conclusions du bilan et qu’un autre fait état d’un bilan non fini.

Sur les 9 usagers qui affirment ne pas avoir rencontré la neuropsychologue du service, 2 d’entre eux précisent qu’elle se trouvait en congé parental tandis qu’un autre spécifie qu’il est demandeur.

Enfin 2 autres ne peuvent manifestement pas se prononcer sur une éventuelle rencontre avec le neuropsychologue du service. 

 

  • 71 des usagers ayant rencontré la neuropsychologue du SAVS pensent que les bilans leur ont apporté un éclairage intéressant sur leurs limitations et potentialités.

 

12. « Lorsque vous effectuez de nouveaux trajets, vous arrive-t-il de vous perdre dans les transports en commun ou dans la rue ? »

« Si oui, aimeriez-vous qu’on vous aide à mieux vous repérer dans vos déplacements extérieurs ? »

 

20 usagers répondent ne pas se perdre dans les transports en commun ou dans la rue lorsqu’ils effectuent de nouveaux trajets. L’un d’eux ajoute qu’il s’aide via une application sur son portable tandis qu’un autre souligne se trouver en difficulté du fait de ses absences.

 

19 bénéficiaires considèrent rencontrer des problèmes pour se déplacer dans les transports en commun ou se repérer dans la ville ; 2 d’entre eux relativisent néanmoins en déclarant « comme tout le monde » ou « comme plein de personnes » tandis qu’un troisième spécifie parvenir toujours à y arriver.

Sur les 9 usagers qui déclinent toute proposition de soutien, 3 estiment être en capacité de trouver de l’aide auprès des passants ou de leur famille tandis que 2 autres pensent pouvoir se servir d’un plan.

Sur les 10 bénéficiaires qui apprécieraient d’être aidés, l’un précise déjà mettre en œuvre « des techniques proposées par son référent socio-éducatif » tandis qu’un autre y voit la possibilité de « ne plus avoir peur ».

 

  • Si 51 % des usagers estiment ne pas se perdre dans les transports en commun ou dans la rue, 52 % de ceux qui déclarent rencontrer des difficultés souhaitent par contre être aidés.

 

13. « Avez-vous du mal à organiser et à entretenir votre intérieur ? »

« Si oui, aimeriez-vous qu’on vous aide à mieux prendre en charge votre habitat ? »

 

24 usagers pensent ne pas rencontrer de problème dans l’organisation et l’entretien de leur intérieur ; le fait de cohabiter avec ses parents est présenté par 3 d’entre eux comme une impossibilité à pouvoir « négliger le ménage ». La perspective de vivre seul conduit d’ailleurs 2 autres bénéficiaires à attendre un accompagnement du SAVS en matière de déménagement et de nouvelle installation.

 

Sur les 15 bénéficiaires qui font état de difficulté concernant la gestion de l’habitat :

  • 8 se disent prêts à accepter l’aide proposé : l’un souligne que « cela ne peut faire que du bien » tandis qu’un autre déclare « ne pas y penser assez et oublier de le faire ».

  • Les 7 usagers restants n’y tiennent, par contre pas : 2 s’y refusent catégoriquement en affirmant que « ca ne nous regarde pas » et « ne pas aimer qu’on touche à ses affaires » tandis qu’un autre évoque l’impossibilité d’intervenir au domicile des parents.

  • Pour 61 % des usagers, l’organisation et l’entretien du domicile ne posent pas de problème. 53 % de ceux qui se déclarent en difficulté se disent prêt à être aidé.

Rappel des objectifs du Comité Vie sociale : pour les nouveaux arrivants notamment, il est rappelé que cette instance d’expression, prévue dans le cadre des droits des usagers (loi 2002-2), vise à associer les usagers à la vie du service. Ces temps d’échanges permettent de partager des informations et de débattre de nouvelles propositions à l’initiative des usagers ou des professionnels du SAVS. Certains bénéficiaires font référence d’ailleurs à «un lieu participatif » qui permet à chacun de « faire part de ses remarques sur le fonctionnement général et collectif».

THEMATIQUES ABORDEES :
Retour sur le questionnaire de satisfaction (compte rendu ci-joint)
Présentation de la Charte de bientraitance du SAVS
Point sur l’avancée du court-métrage
Annonce du recrutement d’un conseiller en emploi et insertion

 

Toute l’équipe du SAVS vous souhaite de bonnes fêtes de fin d’année

Groupe d'une durée d'une heure (10h30 à 11h30) qui se déroule tous les vendredis matins dans une salle extérieure au SAVS (salle Morel) pour des raisons de confidentialité.

Nombre de participants limité à 8 personnes pour que les usagers disposent de suffisamment d'espace-temps pour pouvoir s'exprimer. " Quand le groupe est petit, on a plus le sentiment que la langue se libère facilement ....mais il faut quand même qu'il y ait suffisamment de participants pour pouvoir confronter les expériences".

 

En début de chaque séance, la psychologue du service lit à haute voix un court conte philosophique qui laisse le champ libre aux interprétations des uns et des autres. Chacun est invité à réagir, à commenter l'histoire en faisant part de ce qu'elle évoque en lui. Il s'agit de dépasser le récit, de décoder l'histoire en comprenant la symbolique à laquelle elle se réfère et de faire un travail de rapprochement entre l'histoire du jour et la vie personnelle de chacun.

Les usagers présents au bilan qui sont intéressés par ce groupe peuvent assister librement aux 2 premières séances pour se rendre compte concrètement des modalités de déroulement de ce type de thérapie ....." Qui ne tente rien, n'a rien " déclare d'ailleurs l'un des participants. Sils sont plutôt motivés par une thérapie individuelle, Ils pourront rediscuter de leur demande d'orientation avec la psychologue qui reste seule juge du bien-fondé des indications.

Il est attendu que chacun s'implique et ne soit pas trop en retrait. " On se libère....ça permet de faire ressortir notre personnalité intérieure.....ça fait remonter à la surface des sentiments". " Au travers des échanges, on prend conscience de certaines difficultés "...." on apprend à mieux se connaitre soi-même "... ." Mais il y a parfois des thèmes qui peuvent faire remonter la colère "...." La psychologue lance la bombe....ça produit une explosion qui décharge des émotions "...." et il y a des plaies parfois sur lesquelles il ne faut pas trop appuyer....mais la psychologue est là, elle gère ".... " on a confiance en l'intervenante ".

" Les participants même s'ils ne sont pas forcément d'accord avec ce que l'on dit, se montrent toujours compréhensifs et sont très respectueux ".... " il y a une solidarité et un soutien mutuel dans ce groupe "..." on se sent moins seul ; on en sort renforcé car on partage les mêmes souffrances "...." Il y a un lien qui se tisse entre nous et qui sert de passerelle vers l'extérieur "...." La vie est riche d'enseignement, il faut savoir apprendre de ses souffrances, s'en servir comme un tremplin "...." C'est le principe de la résilience....